Acheter une nouvelle paire de chaussures de running semble simple, jusqu’au moment où il faut choisir entre des chaussures légères, des modèles avec davantage d’amorti, des chaussures de trail et des modèles de compétition. Les arguments marketing mettent souvent l’accent sur la vitesse, le confort ou l’adhérence, sans toujours expliquer ce que cela implique dans votre pratique quotidienne.
Pour les coureurs en France, trois pièges sont particulièrement fréquents :
La semelle intermédiaire détermine en grande partie les sensations procurées par la chaussure pendant la course. La mousse EVA, Bounce ou Lightstrike correspondent à différents choix de matériaux et de constructions. Ne vous intéressez pas uniquement à la quantité d’amorti, mais aussi au type d’utilisation :
Des formulations telles que « restituer l’énergie » ou « absorber les impacts » relèvent d’allégations produit. Selon les informations fournies par le fabricant, certains modèles disposent de ces caractéristiques ; vous ne pouvez toutefois pas en déduire directement un effet médical ou une protection contre les blessures.
Les chaussures de running respirantes disposent généralement d’une tige en mesh ou en textile. Celle-ci peut favoriser la circulation de l’air, ce qui est particulièrement agréable lors des entraînements prolongés ou par temps chaud. Vérifiez également la construction autour du médio-pied :
Une tige entièrement aérée n’est pas toujours idéale sous la pluie et dans la boue. Pour les chaussures de trail, un matériau résistant à l’abrasion et une protection contre les branches ou les pierres sont souvent plus importants qu’une ventilation maximale.
En France, les surfaces de course vont de l’asphalte et des pistes cyclables aux chemins forestiers, aux feuilles mouillées et à la boue. Observez donc le profil et le caoutchouc de la semelle :
Selon les informations fournies par PELLIOT, la semelle extérieure ROCKYTEC est conçue notamment pour les rochers mouillés, la boue et le sable meuble. Certaines versions mentionnent le Vibram Megagrip. Vérifiez toujours quelle semelle équipe la variante choisie ; toutes les versions ne présentent pas nécessairement la même composition.
Mesurez vos deux pieds en fin de journée, lorsqu’ils sont souvent légèrement plus grands. Enfilez une chaussette de running fine et mesurez la distance entre le talon et l’extrémité de l’orteil le plus long. Comparez ensuite cette mesure avec les informations de la page produit.
Lors de l’essayage, prêtez attention aux points suivants :
Les chaussures de running pour homme et les chaussures de running pour femme peuvent parfois différer au niveau de la forme, de la largeur et de la répartition des pointures. Basez-vous donc sur la longueur de pied indiquée et sur la coupe, plutôt que uniquement sur la mention homme ou femme.
Pourquoi ce modèle correspond à ce profil : D’après les informations produit, ce modèle unisexe est destiné à une utilisation allant de la route au trail. Il convient donc aux personnes qui alternent entre les rues de la ville, les chemins de parc et les sentiers faciles.
La page produit indique un guide des tailles en millimètres, ainsi que des versions standard et ajustées et une semelle extérieure en caoutchouc ROCKYTEC. Vous n’avez donc pas à vous fier uniquement à l’apparence ou à un discours marketing général.
Mesh sandwich et matériau tissé ; semelle intermédiaire en EVA ; versions standard et ajustée disponibles selon les informations produit.
Pourquoi ce modèle correspond à ce profil : Selon adidas, ce modèle est conçu pour les entraînements intensifs en préparation des jours de compétition. L’association d’une tige textile, de la technologie Lightstrike Pro et des éléments ENERGYRODS convient aux coureurs qui accordent de l’importance au rythme.
L’usage prévu est clairement décrit : entraînement de vitesse et préparation à la compétition. Il ne s’agit donc pas d’une simple chaussure de ville présentée arbitrairement comme une chaussure de compétition.
Semelle intermédiaire Lightstrike Pro avec ENERGYRODS ; semelle extérieure Lighttraxion avec Continental Rubber ; tige textile respirante selon adidas.
Pourquoi ce modèle correspond à ce profil : Les informations produit destinent ce modèle aux entraînements fractionnés intensifs et aux courses de longue distance. Sa coupe orientée compétition convient aux coureurs qui recherchent une chaussure ajustée.
Le profil et le choix de la pointure sont décrits précisément. Si vous souhaitez davantage d’espace pour porter des chaussettes épaisses, les informations produit recommandent d’envisager une demi-pointure supplémentaire.
Semelle intermédiaire BOOM à trois couches ; mesh BOOM FIBER ; semelle extérieure GCU et plaque en fibre de verre selon la description du produit.
Nous avons élaboré une liste complète et actualisée de produits qui répondent pleinement à ces critères de sélection stricts ainsi qu’aux réglementations européennes de sécurité en vigueur.
Pour de nombreux coureurs français, une seule paire capable de s’adapter à plusieurs situations est une option séduisante. Selon leurs informations produit, les modèles PELLIOT sont conçus pour passer de la route au trail. Pour courir exclusivement sur l’asphalte, un modèle de route comme les Salomon Aero Glide 2 W peut être plus logique ; la page produit indique que ce modèle est destiné aux surfaces dures et aux entraînements quotidiens.
Un modèle comme les Adidas Ultrarun 5 est, selon adidas, conçu pour les sorties quotidiennes et un usage décontracté. Il est donc plus pratique pour les personnes qui souhaitent aussi porter leurs chaussures de running en dehors de leurs entraînements. Les baskets Skechers, comme les Bobs Geo-New, sont en revanche avant tout des modèles décontractés. Selon les informations produit, elles possèdent une tige textile, une semelle en caoutchouc et une semelle intérieure Memory Foam, mais ne remplacent pas automatiquement des chaussures de running pour un entraînement régulier.
La durée de vie dépend du poids du corps, de la fréquence de course, du type de surface, de l’alternance entre plusieurs paires et des conditions de rangement. Soyez attentif aux signes suivants :
Ne lavez pas systématiquement vos chaussures de running en machine. Les informations produit mentionnées recommandent généralement un nettoyage avec un chiffon humide ou un lavage à la main avec un savon doux, puis de les laisser sécher à l’air libre, à l’écart des sources de chaleur directe. Alterner avec une deuxième paire peut réduire le temps de séchage et vous éviter de courir constamment avec des chaussures humides.
Il n’existe pas de durée fixe valable pour tous les coureurs. Observez l’usure de la semelle extérieure, la déformation de la semelle intermédiaire et les éventuelles modifications de la coupe. Une personne qui court plusieurs fois par semaine sur l’asphalte sollicitera généralement sa paire différemment d’une personne qui s’entraîne occasionnellement sur des chemins forestiers souples.
Oui, à condition que leur coupe et leur stabilité vous conviennent. Un poids réduit ne renseigne ni sur la quantité d’amorti ni sur l’adéquation avec votre style de course. Les débutants ont intérêt à commencer par déterminer le type d’utilisation, la longueur de leur pied et la surface sur laquelle ils souhaitent courir.
Uniquement si la semelle et la tige ont été conçues pour ces deux usages. Un modèle de route peut offrir moins d’adhérence dans la boue ou sur les pierres meubles. Un modèle hybride avec un profil plus polyvalent, comme une version destinée selon les informations produit à un usage allant de la route au trail, constitue alors un choix pratique.